Haras nationaux : histoire, enjeux et patrimoine

Depuis plus de 300 ans, les Haras Nationaux sont synonymes de préservation et transmission du patrimoine équin.

Histoire et missions

Marque patrimoniale créée par Colbert sous Louis XIV en 1665, le premier haras royal est le Haras du Pin construit en 1715 et avait une vocation essentiellement militaire. Il s’agissait d’élever des chevaux sous le contrôle de l’État. Cette première tentative fut un échec et entachée de corruption, la révolution supprime alors les haras nationaux en 1790. C’est Napoléon qui, en 1806, rétablit les haras nationaux et les place sous la tutelle du ministère de l’intérieur.

Au début du 20ᵉ siècle avec l’arrivée des véhicules à moteur, les missions des haras sont recentrées vers l’agriculture.

Dans les années 60, les haras concentrent leurs fonctions sur l’élevage des chevaux qui sont destinés désormais à la compétition et aux loisirs. Les haras répertorient également les races asines et chevalines en France.

En 1999 les haras, qui étaient sous la tutelle du ministère de l’Agriculture, sont transformés en établissement public sous la dénomination “Haras Nationaux”. Cependant, régulièrement épinglés par leurs coûts importants, intervient en 2003 une réforme importante de leur fonctionnement, notamment sur leur implantation territoriale.

Devenus prestataires de services auprès de collectivités territoriales, les haras nationaux participent à la promotion de la filière équine dans les territoires métropolitains.

Depuis 2010, l’établissement public a été fusionné avec l’École nationale d’équitation pour fonder l’Institut français du cheval et de l’équitation. Le siège de l’institut est à Saumur (49) et les services les plus importants sont au Haras du Pin (61).

La vocation première des haras nationaux d’élever des chevaux dans un but militaire n’étant plus, l’institut public s’attache désormais à valoriser la filière équine à travers la reproduction, les courses et l’équitation.

Les Haras nationaux aujourd’hui

L’Institut français du cheval et de l’équitation (IFCE) décline ses prestations sous deux marques : Haras Nationaux et Cadre Noir – Saumur. Il contribue aux coopérations nationale et internationale entre les différents acteurs de la filière équine, ses offres sont en évolution constante pour s’adapter à la demande.

Sur tout le territoire national et pour porter les politiques publiques en faveur de la filière équestre au plus près, 20 haras sont répartis sur 8 délégations territoriales. Les agents travaillant dans ces haras exercent des missions de formation, d’expertise, d’informations et tout ce qui a trait au domaine hippique.

Parmi les haras les plus connus, le Haras national du Pin est sans conteste le plus prestigieux et aussi le plus ancien. On peut citer aussi le Haras national d’Hennebont – deuxième Haras le plus visité de France – dans le Morbihan (56) fort de plus de 150 ans de présence dans la cité bretonne. Installé dans l’enclos de l’Abbaye de la Joie, il est considéré comme le berceau du cheval breton et est classé monument historique.

Véritable témoin du lien homme-cheval, l’établissement, qui avait au départ une vocation d’élevage, a su diversifier ses offres en offrant des prestations tournées vers les loisirs. Ainsi le haras propose des attractions ou des activités sportives toujours autour du thème équestre. Voltige, dressage, balades à poneys pour les petits ou bien encore sellerie et forge, le Haras promet des activités diversifiées. Le lieu est également disponible pour des cérémonies prestigieuses.